Dossier artistique

Ecorce de Peine

2006

Ils sont trois pour conter "un bout d’histoire, un bout de poésie", pour tendre le geste, la voix et les mots par-delà les temps et les océans. Trois pour conjuguer un slam amer, des mots écorchés, une danse fièvre sur une musique sans instrument. Ils sont trois : un danseur familier de la house et du new style, un "human beat box" et les notes de sa voix aux cordes frappées, un slameur qui en a tissé la trame.

D’ qui dérange et interpelle. D’ comme déprime mais aussi D’ comme apostrophe. Jacquot, l’esclave "Qu’on casse pas", a fauté avec la "Ptit’Marie", celle qui ne lui était pas destinée. Il est attaché à un arbre à l’écorce confidente et complice. Une dernière entrave dans sa vie d’homme meurtri. Seul, face à lui-même. Face à l’Histoire, la sienne écrite par d’autres... Il veut en restituer la douleur, la filiation revendiquée. Il veut briser le silence, reconstituer l’héritage, forger le maillon absent de la chaîne. Traquer au cœur même de la peine l’élément manquant d’une identité incertaine, jusqu’au cœur de l’éloignement, de l’exil. Une traversée à rebours, du bateau négrier à la... "cage" d’escalier.

Générique  

Mise en scène | D' de Kabal
Avec | D' de Kabal, Blade, Didier Firmin

Coproduction | RIPOSTE, Canal 93 - Bobigny, ARCADI